genderrisico.nl
genderrisico.nl rassemble, selon sa propre présentation, des données évaluées par les pairs pour chaque intervention et chaque groupe cible : complications, effets indésirables, résultats longitudinaux et prévalence. Le site est une publication de la Stichting Genderinfo i.o. et appartient au même réseau que genderinfo.nl.
L’article principal consacré à ce sujet est Genderrisico.nl.
L’accent est mis sur les chiffres issus de recherches publiées plutôt que sur les opinions. Le site constitue donc avant tout un ouvrage de référence pour quiconque souhaite savoir ce que l’on sait — ou non — sur un traitement donné.
Ce que l’on y trouve
Les principales rubriques sont la médecine, les résultats, la recherche et les témoignages. Les risques sont classés par catégorie et des pages distinctes sont consacrées à chaque groupe cible. Les dossiers traitent des bloqueurs de puberté, de l’hormonothérapie, de la chirurgie, de la détransition, des chiffres relatifs au regret et de la prévalence, et examinent les évaluations réalisées au Royaume-Uni, en Suède, en France et en Finlande. Une page consacrée aux sources et une série d’articles complètent l’ensemble.
Structure des dossiers
L’ampleur du site apparaît dans la structure de sa page d’accueil. Huit dossiers thématiques sont consacrés aux bloqueurs de puberté, neuf à l’hormonothérapie, dix à la chirurgie, six à la détransition, six au regret et aux résultats, et huit à la prévalence, auxquels s’ajoutent une vue d’ensemble de la recherche et un dossier sur la dysphorie de genre à apparition rapide. Les risques sont répartis en sept catégories, et quatre groupes cibles ainsi que cinq cas détaillés sont présentés. Le site s’adresse, selon ses propres termes, aux patients, aux familles, aux journalistes et aux décideurs, et précise que les décisions concernant les soins relèvent du médecin.
Chiffres et réserves
Quelques chiffres sont mis en avant sur la page d’accueil : une hausse de plus de 4 400 % du nombre d’orientations vers la clinique britannique GIDS entre 2009 et 2016, une proportion de 96 à 98 % de personnes qui poursuivent un traitement hormonal après des bloqueurs de puberté, des complications chez environ 76 % des patients ayant subi une phalloplastie, ainsi qu’une mortalité par suicide dix-neuf fois plus élevée après une transition dans une étude suédoise. Le site affirme n’utiliser que des sources évaluées par les pairs. De tels chiffres isolés doivent toutefois être replacés dans leur contexte : ils proviennent d’études distinctes, portant sur des populations et des périodes différentes, et ne permettent pas à eux seuls d’établir un lien de cause à effet. Il est donc recommandé de consulter l’étude originale. Les articles récents portent principalement sur des évolutions aux États-Unis, notamment sur un procès concernant la prise en charge des bloqueurs de puberté et sur des hôpitaux qui mettent fin aux soins liés au genre.
Pourquoi ce site figure dans cette archive
Les pages de la rubrique médecine de ce site décrivent les traitements dans leurs grandes lignes. Pour consulter les chiffres sous-jacents, intervention par intervention, il est possible de se tourner vers genderrisico.nl. Pour une discussion scientifique plus large, voir la rubrique science et débat.