Genderinfo.nl
Actualités

World Athletics

Le stade olympique d’Helsinki lors des championnats du monde d’athlétisme de 2005
Photo : Tomisti, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

World Athletics est la fédération internationale d’athlétisme, connue jusqu’en 2019 sous le nom d’IAAF.

La politique

En mars 2023, le Conseil de World Athletics a décidé que les femmes transgenres ayant connu une puberté masculine ne pourraient plus participer, à compter du 31 mars 2023, aux compétitions comptant pour le classement mondial dans la catégorie féminine. Selon la fédération, une proposition précédente prévoyant un seuil de testostérone avait recueilli peu de soutien. Depuis le 1er septembre 2025, les athlètes souhaitant participer à des compétitions comptant pour le classement mondial dans la catégorie féminine doivent se soumettre une fois à un test du gène SRY.

Ce que l’on y trouve

Le site contient des règlements, des communiqués de presse, des résultats et des classements ; le communiqué consacré à la décision de 2023 s’y trouve également. Cette politique, qui concerne aussi les athlètes présentant des variations du développement sexuel, est controversée : la fédération invoque l’équité de la compétition, tandis que ses détracteurs parlent d’exclusion. Voir société et évolutions internationales.

La décision de 2023 en détail

La proposition que la fédération avait d’abord soumise à ses membres et aux autres parties prenantes prévoyait que les femmes transgenres puissent participer à condition de maintenir leur taux de testostérone sous 2,5 nanomoles par litre pendant 24 mois. Face au faible soutien recueilli, le Conseil a opté pour l’exclusion. Il a parallèlement créé un groupe de travail pour une durée de douze mois, placé sous la direction d’une présidente ou d’un président indépendant et composé de membres du Conseil, de représentants de la commission des athlètes, d’une athlète transgenre et de représentants des fédérations nationales. Lors de la même réunion, la fédération a durci les règles applicables aux athlètes présentant des variations du développement sexuel. Ceux-ci doivent maintenir leur taux de testostérone sous 2,5 nanomoles par litre pendant au moins 24 mois, et cette exigence s’applique depuis lors à toutes les disciplines, et non plus seulement aux distances allant de 400 mètres au mile. Pour les athlètes qui concouraient déjà dans d’autres disciplines, une période transitoire de six mois était prévue. Le président Sebastian Coe a déclaré que les décisions étaient difficiles lorsque des droits entraient en conflit, mais que l’équité pour les athlètes féminines restait la priorité de la fédération.

Le test SRY

La fédération a annoncé les nouvelles règles le 30 juillet 2025. Le test détecte le gène SRY, que la fédération considère comme un indicateur fiable du sexe biologique. L’athlète choisit elle-même entre un prélèvement buccal et une analyse de sang. Les fédérations nationales organisent le prélèvement. Les règles se sont immédiatement appliquées aux championnats du monde de Tokyo, qui ont débuté le 13 septembre 2025. Elles regroupent les dispositifs précédents concernant les athlètes transgenres et les athlètes présentant des variations du développement sexuel, avec une période transitoire pour une partie de ce dernier groupe. Le Comité international olympique a ensuite retenu le même test ; voir Le CIO rétablit la catégorie féminine dans le sport de haut niveau.

Comment utiliser et évaluer cette source

Les communiqués de presse présentent les règles et leur justification par la fédération. Au Royaume-Uni, un groupe de campagne qui défend ce type de règles est Fair Play For Women. Pour les critiques de cette politique et pour les règles d’autres fédérations, comme World Aquatics, voir genre et sport.

Vers la source

Sources