De Morgen passe à côté de l’essentiel – et ce n’est pas un hasard

Le refrain bien connu
De Morgen publie une nouvelle fois un article intitulé Ce ne sont vraiment pas seulement les jeunes musulmans qui préféreraient voir les gays retourner au placard. C’est le refrain bien connu : il y a un problème d’acceptation des homosexuels, mais attention, ne mettons pas trop l’accent sur un seul groupe. Il y a aussi la manosphère, la masculinité toxique, la rhétorique de droite, le durcissement général des jeunes. Tout doit rester large et vague.
Et c’est précisément là que le journal passe à côté de l’essentiel.
Un combat gagné depuis longtemps
Personne de sérieux ne voit d’un mauvais œil les hommes homosexuels ou les femmes lesbiennes qui vivent leur vie. Dans une grande partie du monde occidental, ce combat est gagné depuis longtemps. Le véritable conflit du moment n’est pas celui des « gays à remettre au placard ». Il réside dans la confusion systématique entre orientation sexuelle et identité de genre, ainsi que dans le scandale médical qui se cache derrière cette confusion.
L’astuce : mettre les LGB et les T dans le même sac
En regroupant tout sous le parapluie « queer » ou « LGBTQIA+ », toute critique des bloqueurs de puberté, des hormones du sexe opposé et des opérations pratiquées sur des mineurs est immédiatement transformée en « homophobie » ou en « haine des personnes queer ». Quiconque pointe du doigt l’augmentation fulgurante du trouble de dysphorie de genre d’apparition tardive chez les filles, la forte comorbidité avec l’autisme et les traumatismes, l’absence quasi totale de preuves d’un bénéfice à long terme ou encore les dommages permanents — infertilité, dysfonction sexuelle, problèmes osseux, cicatrices — est placé dans le même camp que quelqu’un qui voudrait discriminer les homosexuels.
Voilà l’astuce. Mettre les LGB et les T dans le même sac pour rendre le scandale médical impossible à discuter.
Ce que De Morgen passe sous silence
De Morgen fait exactement cela. Au lieu d’examiner les dommages concrets des « soins de transition » — les interventions irréversibles sur des corps sains, les personnes détransitionnées qui doivent aujourd’hui en subir les conséquences, les cliniciens qui minimisent les effets secondaires — l’attention est détournée vers une discussion vague et fourre-tout sur « ceux qui n’acceptent pas les gays ». Le véritable problème reste ainsi hors champ : une idéologie qui nie le sexe biologique et normalise les expérimentations médicales sous couvert de « soins » et de « visibilité ».
Deux réalités fondamentalement différentes
L’homosexualité est une orientation sexuelle. L’identité de genre est une revendication qui cherche à réécrire la réalité du sexe à coups d’hormones et de bistouri. Les associer n’a rien à voir avec la solidarité. C’est une confusion stratégique qui sert précisément à protéger le scandale médical.
Tant que des médias comme De Morgen continueront à écrire que critiquer la transition revient à être hostile aux homosexuels, cette protection restera efficace. Et le journal continuera invariablement à passer à côté de l’essentiel.
Ce que ce mélange implique pour les jeunes eux-mêmes est expliqué dans les jeunes homosexuels et les jeunes lesbiennes dans le débat sur le genre. La manière dont une grande partie des médias a présenté pendant des années les soins de transition destinés aux jeunes sous un angle unique est décrite sur gendermedia.nl. La signification des lettres de l’acronyme LGBTQIA est expliquée sur alfabetbende.nl.