Resist Gender Education
Resist Gender Education est une alliance néo-zélandaise de citoyens, d’enseignants, de parents et de grands-parents. Selon ses propres termes, le groupe soutient une éducation relationnelle et sexuelle adaptée à l’âge et fondée sur les faits, mais s’oppose aux cours sur l’identité de genre à l’école, qu’il considère comme de l’endoctrinement.
Ce que l’on y trouve
Le site s’adresse aux parents et aux enseignants. Il propose une foire aux questions, des pages sur les bloqueurs de puberté, la transition sociale et la Cass Review, un plan d’action pour les écoles, des explications sur les droits des parents et des enseignants, un guide pour les parents, des lettres types et des témoignages. Le groupe publie également une newsletter sur Substack.
Pourquoi cette source figure sur cette liste
Il s’agit d’une organisation militante qui poursuit un objectif clairement défini, et non d’une source d’information neutre. L’expression « idéologie du genre », très utilisée sur le site, fait elle-même partie du débat. Le site montre comment le débat sur le genre et l’éducation est mené en Nouvelle-Zélande ; voir aussi la rubrique société.
Création et organisation
Selon sa propre newsletter Substack, Resist Gender Education a été fondée en 2021. Le groupe fonctionnerait entièrement grâce à des bénévoles et aux dons de sympathisants, et ne recevrait aucun financement d’organisations ou d’instances publiques. Les noms des dirigeants ne figurent pas sur la page d’accueil. L’alliance précise que des personnes issues de la communauté arc-en-ciel en sont également membres. En plus de s’opposer aux cours sur l’identité de genre, le groupe défend le droit des parents à être consultés sur le contenu des cours et à en dispenser leur enfant. Le site propose également une présentation permettant aux parents d’aborder le sujet avec une école.
Les directives de 2020 et la suite
La campagne s’est principalement concentrée sur le guide consacré à l’éducation relationnelle et sexuelle publié en 2020 par le ministère néo-zélandais de l’Éducation. En mars 2025, la ministre de l’Éducation Erica Stanford a retiré ce guide, qui a également été supprimé du site du ministère. Il a été conseillé aux écoles de suivre provisoirement le programme de santé de 2007. En avril 2025, un nouveau cadre a été publié, dans lequel l’identité de genre n’est plus mentionnée explicitement. Une consultation sur le nouveau programme s’est déroulée jusqu’en janvier 2026. Resist Gender Education a attribué au projet sa meilleure note. Dans sa réponse, le groupe a plaidé en faveur d’un manuel national unique pour toutes les écoles et du maintien du droit des parents de dispenser leur enfant de ces cours. Les préoccupations exprimées dans le pays sont décrites dans la page consacrée aux soins liés au genre en Nouvelle-Zélande, et une discussion comparable dans le pays voisin dans l’article sur le matériel pédagogique australien qui retire le sexe de l’éducation sexuelle.
Comment évaluer cette source
Le site documente une campagne qui a atteint une grande partie de son objectif, ce qui en fait également un témoignage intéressant de son époque. Les pages consacrées aux bloqueurs de puberté et à la transition sociale sont des synthèses rédigées par des non-médecins pour convaincre les parents. Utilisez-les comme un point de départ vers les rapports d’origine, et non comme une source d’information médicale. Pour comparer les politiques des différents pays, la page politiques par pays constitue un meilleur point de départ ; pour les questions des parents, consultez la page consacrée aux jeunes.