Les personnes trans et l’éducation à l’international

La manière dont les écoles traitent les élèves transgenres diffère selon les pays. Cet aperçu porte sur l’Angleterre, les États-Unis et le Canada.
Angleterre
Le 19 décembre 2023, le ministère anglais de l’Éducation (DfE) a publié un projet de lignes directrices pour les écoles et les colleges. Il y est indiqué que les établissements ne sont pas tenus d’accepter toutes les demandes de transition sociale, qu’ils doivent aborder ces demandes avec une grande prudence, notamment avec des périodes d’attente vigilante, et que les parents doivent être pleinement consultés avant toute décision. Les écoles doivent prévoir des toilettes séparées selon le sexe pour les élèves de 8 ans et plus, ainsi que des vestiaires et des douches adaptés pour les élèves de 11 ans et plus ; un enfant ne peut pas utiliser un espace réservé exclusivement à l’autre sexe. Les enfants du primaire ne devraient pas recevoir d’autres pronoms que ceux de leur sexe. Selon le DfE, ces lignes directrices ont été élaborées en tenant compte des conclusions de la Cass Review (source). La consultation a duré jusqu’au 12 mars 2024 ; le 12 février 2026, le DfE a proposé d’intégrer ces lignes directrices dans le guide de protection Keeping children safe in education (source). La Cass Review qualifie la transition sociale, dans le domaine des soins, d’intervention active (par. 12.5 ; source). Les conséquences de ce rapport pour les établissements scolaires sont expliquées sur genderopschool.nl.
États-Unis et Canada
Aux États-Unis, la position fédérale a changé à plusieurs reprises. Avec la règle Title IX du 29 avril 2024, l’administration Biden a introduit de nouvelles règles contre la discrimination fondée sur le sexe dans l’éducation ; cette règle a été annulée par des tribunaux les 9 janvier et 19 février 2025, puis formellement retirée le 29 septembre 2026 (source). Le 5 février 2025, le président Trump a signé le décret Keeping Men Out of Women's Sports (source). Parmi les exemples récents figurent le district scolaire qui oblige le personnel à signaler aux parents la transition d’un élève et la mère qui poursuit une école en justice pour sa politique secrète en matière de genre. En Floride, la Parental Rights in Education Act de 2022 a prévu que l’enseignement en classe, dispensé par le personnel scolaire ou par des tiers, sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ne peut avoir lieu de la maternelle à la troisième année, ni d’une manière qui ne convient pas à l’âge et au développement des élèves (source). Au Canada, la province de Saskatchewan a établi en 2023 que les élèves de moins de seize ans doivent obtenir le consentement de leurs parents avant que les enseignants utilisent à l’école un nouveau prénom ou de nouveaux pronoms pour eux ; la province a invoqué la disposition de dérogation de la Charte canadienne des droits et libertés (source) ; voir les soins liés au genre au Canada.
La question centrale : les parents
Dans tous les pays, le débat porte sur la même question : une école peut-elle traiter un enfant sous un autre prénom et comme s’il était de l’autre sexe sans que ses parents le sachent ? Les partisans de la confidentialité évoquent les enfants qui ne sont pas en sécurité chez eux. Leurs opposants estiment qu’une école ne peut pas prendre une décision importante concernant un enfant sans l’accord des parents et qu’elle empiète ainsi sur le rôle des professionnels de santé. La situation aux Pays-Bas est présentée dans les articles le genre à l’école et l’école et les enfants transgenres ; pour en savoir plus sur cette étape elle-même, consultez la transition sociale chez les enfants.
Sources
Cass, H. (2024). Examen indépendant des services liés à l’identité de genre pour les enfants et les jeunes : rapport final. cass.independent-review.uk
Department for Education (Angleterre), communiqué de presse du 19 décembre 2023. gov.uk
Transgender Europe (TGEU) — Carte des droits des personnes trans. tgeu.org