J.K. Rowling

J.K. Rowling est l’écrivaine britannique à l’origine de la série Harry Potter. Depuis 2020, elle intervient ouvertement dans le débat sur le sexe et l’identité de genre.
Pour en savoir plus sur ce site : J.K. Rowling.
Ce que vous y trouverez
Son site officiel contient des actualités, des informations sur ses livres ainsi qu’une rubrique regroupant ses propres textes. On y trouve également l’essai du 10 juin 2020 dans lequel elle explique pourquoi elle s’exprime sur le sexe et le genre. Elle y fait part de ses inquiétudes concernant les conséquences de l’auto-identification pour les espaces réservés aux femmes et l’augmentation du nombre de jeunes femmes qui entament une transition, et elle évoque ses propres expériences de violence domestique.
Pourquoi cette source figure-t-elle sur cette liste ?
Rowling est l’une des voix les plus connues du courant critique à l’égard du genre. Ses déclarations sont très controversées : des organisations trans ainsi que plusieurs acteurs des films Harry Potter ont pris leurs distances, tandis que ses partisans la soutiennent. Voir société et perspectives critiques.
L’essai de juin 2020
Dans cet essai, Rowling donne cinq raisons à son engagement. La première est son fonds caritatif, qui soutient des projets destinés aux femmes détenues et aux survivantes de violences domestiques et sexuelles ; elle craint que la définition légale du sexe ne soit vidée de sa substance. La deuxième raison tient à son expérience d’enseignante et de fondatrice d’un fonds pour enfants, la troisième à la liberté d’expression. Elle cite en quatrième lieu la forte augmentation du nombre de jeunes filles orientées vers un traitement ainsi que les travaux de la chercheuse Lisa Littman sur la dysphorie de genre à apparition rapide. La cinquième raison est la sécurité des femmes. Rowling écrit également qu’elle considère la plupart des personnes transgenres comme vulnérables et estime qu’elles méritent d’être protégées. En août 2026, elle a précisé sa position sur les adultes souffrant de dysphorie de genre ; voir l’article sur les précisions de Rowling sur la dysphorie de genre chez les adultes.
Contexte et suites
Selon l’essai, le contexte remonte à de précédentes controverses. En décembre 2019, Rowling a exprimé sur Twitter son soutien à Maya Forstater, une fiscaliste qui avait perdu son emploi après avoir publié des tweets sur le sexe. Elle a ensuite été critiquée pour avoir suivi la féministe Magdalen Berns. L’élément déclencheur direct de l’essai fut constitué par les projets du gouvernement écossais visant à simplifier la reconnaissance légale du sexe. Le site mentionne, outre ses livres, ses œuvres caritatives, notamment le Volant Trust, l’organisation pour enfants Lumos et Beira’s Place, un centre destiné aux femmes ayant subi des violences sexuelles. Le J.K. Rowling Women’s Fund finance une assistance juridique pour les femmes qui défendent leurs droits fondés sur le sexe. Elle publie ses romans policiers sous le nom de Robert Galbraith.
Comment évaluer cette source
L’essai est le plaidoyer personnel d’une écrivaine, et non un texte scientifique. Les chiffres qui y figurent, concernant les orientations vers un traitement et les jeunes chez qui la dysphorie de genre disparaît spontanément, font l’objet de débats ; vérifiez-les dans la source originale. Ce texte est surtout important comme point de départ du débat public britannique sur les espaces réservés aux femmes et la sécurité.