Les soins liés au genre en Autriche

En 2018, la Cour constitutionnelle a statué qu’une troisième option (divers/inter/ouvert/aucune mention) devait également être possible sur l’acte de naissance.
Cadre juridique
En 2018, la Cour constitutionnelle a statué qu’une troisième option (divers/inter/ouvert/aucune mention) devait également être possible sur l’acte de naissance. La modification de la mention du sexe est possible par une procédure administrative.
Prise en charge clinique
Les principaux centres se trouvent à Vienne (AKH) et à Innsbruck. L’accès se fait par l’intermédiaire d’équipes pluridisciplinaires, avec des délais d’attente.
La procédure en pratique
L’Autriche ne reconnaît pas l’autodétermination. Toute personne qui souhaite modifier la mention de son sexe doit introduire une demande auprès de l’état civil et fournir un rapport d’expertise. Celui-ci doit établir que le sentiment d’appartenir à l’autre sexe est durable et ne devrait vraisemblablement plus changer. Une opération n’est pas une condition préalable ; cette exigence a été abandonnée à la suite de la jurisprudence de la plus haute juridiction administrative. La troisième mention rendue possible par la Cour constitutionnelle en 2018 est destinée aux personnes présentant une variation du développement sexuel (intersexes) et nécessite des justificatifs médicaux.
Recommandations de prise en charge
Le ministère de la Santé a publié des recommandations pour le parcours de soins en cas de dysphorie de genre, avec une version distincte pour les enfants et les adolescents. Elles prévoient une évaluation pluridisciplinaire, dans laquelle les évaluations psychiatrique, psychologique et psychothérapeutique précèdent tout traitement physique. L’assurance maladie sociale prend en charge les hormones et les opérations lorsque l’indication a été posée conformément à ces recommandations.
Recommandations germanophones
En 2025, des recommandations communes pour les enfants et les adolescents souffrant de dysphorie de genre ont été publiées pour l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. Des associations professionnelles autrichiennes ont participé à leur élaboration. Ces recommandations maintiennent la possibilité de recourir aux bloqueurs de puberté et aux hormones après une évaluation approfondie au cas par cas, et ont été critiquées par des médecins qui estiment que les preuves en leur faveur sont trop faibles. Voir également l’Allemagne et la Suisse.
Comparaison
L’Autriche n’a pas fait évaluer systématiquement les données probantes concernant le traitement des mineurs, contrairement à la Finlande, à la Suède et à l’Angleterre. Sur le plan juridique, le pays est plus restrictif que l’Allemagne et la Suisse, qui ont toutes deux instauré une forme d’autodétermination. Parmi les voix critiques dans le débat autrichien figurent le groupe de parents Elterninitiative ROGD Österreich et l’association EGGÖ, opposée à l’auto-identification.
Sources
Transgender Europe (TGEU) — Trans Rights Map. tgeu.org
ILGA-Europe — Rainbow Map. ilga-europe.org